King's man : Première mission
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The King's man: Première mission

L’esprit bouillonnant et punk de Kingsman est-il soluble dans la noirceur de la Première Guerre mondiale ? On ne cessera jamais vraiment de se poser la question devant The King’s Man : Première Mission, préquel de la franchise qui nous raconte les origines de l’agence d’espionnage. L’histoire d’un aristocrate pacifiste, le duc d'Oxford (Ralph Fiennes), qui s’oppose dans l’ombre à un complot organisé par les plus grands génies criminels.

François Léger
Affiche_Nos plus belles années
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Nos plus belles années

Depuis plus de 20 ans, Gabriele Muccino semble courir en vain derrière l’alignement des planètes qui avait donné naissance à Juste un baiser – merveilleusement interprété par Stefano Accorsi et Giovanna Mezzogiorno – son premier gros carton en salles, lauréat de cinq David di Donatello (les César italiens) et prix du public au festival de Sundance.

Thierry Chèze
Affiche_Nos plus belles années
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Nos plus belles années

Depuis plus de 20 ans, Gabriele Muccino semble courir en vain derrière l’alignement des planètes qui avait donné naissance à Juste un baiser – merveilleusement interprété par Stefano Accorsi et Giovanna Mezzogiorno – son premier gros carton en salles, lauréat de cinq David di Donatello (les César italiens) et prix du public au festival de Sundance.

Thierry Chèze
2 Goodbye Mister Wong

Né au Laos et arrivé en France à l’âge de 10 ans avec sa famille, Luang Kiyé- Simon a fait de son pays d’origine le cœur de son cinéma depuis ses débuts en 2003. Il met le cap ici sur le lac Nam Ngum, théâtre des destins croisés qu’il a imaginés : celui de la franco- laotienne France, revenue sur place gérer la petite entreprise familiale (la location d’un bateau pour touristes) et convoitée par deux hommes et celui de Hugo, venu de France afin de reconquérir sa femme qui l’a quittée un an plus tôt pour s’exiler dans cette région.

Thierry Chèze
Affiche_Next Door
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Next door

Pour sa première réalisation, Daniel Brühl se met en scène dans une version satirique de lui-même, acteur à la carrière internationale imbu de sa personne, qui vit dans un superbe appartement berlinois. En attendant d'aller passer un casting pour un film de superhéros, il s'installe dans le bar du coin. Bruno, son voisin dont il n'a jamais entendu parler, l'y attend sagement : il compte faire de sa vie un enfer...

François Léger
AFFICHE
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Tromperie

Après Roubaix, une lumière où les adorateurs comme les réfractaires du cinéaste s’étaient entendus sur le caractère inédit d’un film où l’auteur délaissait les hauteurs d’une bourgeoisie intellectuelle aventureuse pour une « petit » peuple englué dans les cercles de l’enfer de son quotidien, nous revoici sous des lambris plus haussmanniens. Tromperie, d’après Philip Roth auteur vénéré par Arnaud Desplechin, est une mise en abîme autour de l’acte d’écrire.

Thomas Baurez
2 Lamb

C’est l’histoire d’un couple qui élève des moutons au milieu d’un grand nulle-part islandais. On sent bien ici que leur quotidien trop bien réglé est habité par une tristesse sans nom qui finit par occuper tout l’espace (ce qui n’est pas rien !) La tension monte à l’aide de mouvements de caméra appelant un dévoilement. C’est bientôt un petit monstre qui aura la charge de remplir le cadre et lui donner sa raison d’être. L’invisible s’éclipse donc pour retomber littéralement sur ses pattes et se matérialiser sous les traits d’un enfant pas comme les autres (mi-figue, mi-raisin).

Thomas Baurez
3 Les Enfants du soleil

Le sujet est si essentiel que forcément quelque peu écrasant. Comment raconter à travers une fiction l’enfance en souffrance, ces gamins (plus de 150 millions dans le monde selon l’UNICEF) contraints à travailler dans des conditions dangereuses pour faire (sur)vivre leurs familles ? Qu’apporter de plus sans quel cela paraisse artificiel par rapport à un documentaire, forme en apparence la plus appropriée ?

Thierry Chèze
A Perfect Enemy Affiche
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A perfect enemy

Après Hygiène de l’assassin (par François Ruggieri en 1999), Stupeur et tremblements (par Alain Corneau en 2003) et Ni d’Eve ni d’Adam (devenu Tokyo fiancée sous la direction de Stefan Liberski en 2014), Cosmétique de l’ennemi (publié en 2001) est le quatrième roman d’Amélie Nothomb à connaître une nouvelle vie sur grand écran.

Thierry Chèze
Le Test - affiche
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Le Test

Après Les Cobayes (passé directement par la case VOD) où il mettait en scène un couple testant un traitement révolutionnaire pour renforcer un désir émoussé, Emmanuel Poulain- Arnaud s’aventure dans un grand classique de la comédie française: l’exploration d’une famille a priori sans histoire percutée par un petit grain de sable qui en révèle tous les dysfonctionnements. En l’occurrence donc ici un test de grossesse positif découvert dans un salle de bain sans qu’on en connaisse la propriétaire.

Thierry Chèze
L'affiche de Belle, le nouveau film de Mamoru Hosoda
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Belle

Pardon pour le cliché, mais on sait bien qu'il est très difficile de redescendre après un sommet. Dans le cas de Mamoru Hosoda, il s'agissait de savoir quoi faire après Summer Wars en 2009. Pardon pour le deuxième cliché, mais on a souvent entendu certains artistes japonais dire en interview que la clef est de savoir garder son caractère de débutant : faire chaque œuvre comme si l'on était en face de la première, et que celle-ci soit à la fois commencement et accomplissement.

Sylvestre Picard
2 The Card Counter

L’avantage avec Paul Schrader, c’est que même après un accomplissement artistique comme celui de First Reformed (l’aboutissement de sa carrière, selon lui), il n’a pas dû se poser trop de questions pour savoir comment rebondir. L’homme, au fond, ronge toujours le même os. Réalise plus ou moins toujours le même film.

Frédéric Foubert
Mince alors 2 : affiche
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Mince alors 2 !

Neuf ans après avoir réuni plus d’1,4 millions de spectateurs, Charlotte de Turckheim signe une suite à son Mince alors !. L’action se déroule cette fois- ci au cœur de la Provence où Nina (Lola Dewaere, nommée au César de la révélation à l’époque et toujours excellente) et sa tante Isabelle (Charlotte de Turckheim, dans un rôle différent de celui du premier volet) ont ouvert une cure « jeûne et détox » qui tente de prendre son envol.

Thierry Chèze
Affiche Spider-Man No Way Home
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Spider- Man: No way home

Difficile de parler de Spider-Man : No Way Home sans priver de son plaisir le public qui a sûrement essayé de naviguer dans la promo du dernier Marvel, elle-même louvoyant entre les injonctions corporatistes au mystère absolu et les spoils largement diffusés par la promo elle-même. Bref, tout ça pour dire que l'on sait dès le poster du film que Spider-Man (Tom Holland) va y affronter des super-vilains apparus dans les cinq premiers films Spider-Man, donc la première trilogie de Sam Raimi avec Tobey Maguire (initiée en 2002) et les deux films des années 2010 avec Andrew Garfield.

Sylvestre Picard
AFFICHE
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Tous en scène 2

On a été nombreux à avoir succombé en 2017 aux aventures de Buster Moon, le koala qui redonnait une seconde vie à son théâtre en y organisant une compétition de chant. Un bijou de cinéma d’animation jouant à merveille avec différents styles musicaux et un sens sûr du comique de situation. On attendait donc avec gourmandise sa suite où Moon et ses amis entreprennent cette fois- ci de mettre en scène un spectacle dans un théâtre encore plus grand en ambitionnant de faire remonter sur scène une ex- rock star reclus. Pour cette suite, Jennings a lui aussi eu envie de voir les choses en grand.

Thierry Chèze
Affiche_White Building
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White building

Co- produit par Davy Chou et Jia Zhangke, ce premier long métrage est né sous de belles étoiles. Et le premier talent de son réalisateur, le cambodgien Neang Kavich, tient dans sa manière d’assumer pleinement ses références (Apichatpong Weerasethakul en tête) sans que jamais elles n’écrasent son film.

Thierry Chèze
Affiche_C'est toi que j'attendais
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C'est toi que j'attendais

Après un détour par la fiction (Fleur de Tonnerre, 2017), Stéphanie Pillonca retourne au documentaire avec ce film consacré au désir d’enfant contrarié : celui qu’on n’arrive pas à avoir ou celui qu’on a abandonné malgré soi. La réalisatrice fait d’un côté le portrait d’adoptants, de l’autre d’une mère qui regrette d’avoir accouché sous X ou d’un adulte adopté à la recherche de sa mère biologique.

Christophe Narbonne
Affiche_Copyright Van Gogh
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Copyright Van Gogh

Le quartier de Dafen, situé dans la ville chinoise de Shenzhen, s’est spécialisé dans la reproduction d’oeuvres des plus grands peintres, afin de les exporter dans les boutiques de souvenirs du monde entier. Xiayong Zhao est un surdoué, capable d’imiter avec une exactitude troublante les coups de pinceau de Vincent van Gogh. Dans l’atelier familial, lui et ses proches reproduisent à la chaîne les oeuvres du peintre, sans jamais avoir posé les yeux sur ses originaux.

François Léger
Affiche_The Cloud in Her Room
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The Cloud in her room

Zheng Lu Xinyuan est une cinéaste chinoise ayant étudié le cinéma à Los Angeles. Ce premier long-métrage arrive précédé d’une jolie réputation liée à ses courts métrages. The Cloud in her room est l’histoire d’un impossible retour, celui d’une jeune fille dans sa ville natale, Hangzhou au Sud de Shanghai. Muzi, c’est son nom, réinvestit l’appartement familial vidé de ses occupants éparpillés dans des vies désormais séparées. Elle n’est plus certaine de reconnaître les lieux ni les choses qui l’entoure.

Thomas Baurez
Affiche_Mica
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Mica

Voilà déjà dix ans (et Les Hommes libres avec Tahar Rahim) qu’on était sans nouvelles d’Ismaël Ferroukhi. Le cinéaste signe son retour avec une histoire située dans son pays natal, le Maroc. Celle d’un gamin des bidonvilles de Casablanca dont une ex- championne de tennis découvre le talent inné à manier la petite balle jaune dans le club où il travaille comme homme à tout faire et qui va alors tout tenter pour changer son destin. Le sujet est noble, l’interprétation (Zakaria Inan pour ses débuts à l’écran et Sabrina Ouazani) impeccable.

Thierry Chèze
Affiche_Madeleine Collins
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Madeleine Collins

Antoine Barraud aime distiller du fantastique dans l’apparente banalité du quotidien. Dans Les Gouffres, ce fantastique enveloppait une chercheuse happée par la proximité du vide au fil de son exploration d’une cavité rocheuse. Dans Le Dos rouge, il naissait dans l’esprit d’un cinéaste se perdant dans la préparation d’un film sur la monstruosité. Le tout sans effet, avec le goût du jeu de pistes cérébral et le talent pour le mener à son terme.

Thierry Chèze
Affiche_La Croisade
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La Croisade

Souvent, pour des questions basiques de fabrication, le cinéma court derrière l’actualité et paraît surfer sur des thématiques déjà épuisées par ailleurs. Avec La Croisade, Louis Garrel embrasse pleinement son époque. Sur les conseils avisés – et prophétiques !  – de son ami Jean- Claude Carrière (pour son ultime scénario), il a commencé à imaginer ce film avant l’arrivée de l’arrivée fracassante de Greta Thunberg sur la scène médiatique, et signe donc sans doute la première fiction autour de cette jeunesse qui se bouge pour l’environnement.

Thierry Chèze
4 Don't look up: Déni cosmique

Adam Mckay est le Monsieur Jourdain de la trilogie. Comme il explique dans nos pages, il n’a jamais envisagé The Big Short, Vice et ce Don’t look up comme une série à part entière. Et pourtant impossible de ne pas les relier dans un même geste qui raconte le déclin de l’Empire américain depuis les années 2000, avec la malice en bandoulière. Mais avec le dernier volet de cette vraie- fausse trilogie, il réussit un tour de force. Dans les deux précédents, il scrutait en effet le passé – crise des subprimes et mandats Bush – avec du recul.

Thierry Chèze
Affiche_My Kid
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My kid

Après plusieurs longs métrages restés inédits, My kid marque le retour dans les salles françaises du co- créateur de la série BeTipul (décliné en France avec En thérapie), neuf après La Grammaire intérieure. Le cinéaste israélien raconte ici une relation fusionnelle - entre un père divorcé et Uri, son fils autiste de 20 ans - bousculée par le choix de sa mère de le placer dans une institution spécialisée. Sauf que le fils en question refuse de s’y rendre et que le père lui promet d’accéder à sa demande, les transformant en fugitifs.

Thierry Chèze
4 Don't look up- Déni cosmique

Adam Mckay est le Monsieur Jourdain de la trilogie. Comme il explique dans nos pages, il n’a jamais envisagé The Big Short, Vice et ce Don’t look up comme une série à part entière. Et pourtant impossible de ne pas les relier dans un même geste qui raconte le déclin de l’Empire américain depuis les années 2000, avec la malice en bandoulière. Mais avec le dernier volet de cette vraie- fausse trilogie, il réussit un tour de force. Dans les deux précédents, il scrutait en effet le passé – crise des subprimes et mandats Bush – avec du recul.

Thierry Chèze
4 Don't look up - Déni cosmique

Adam Mckay est le Monsieur Jourdain de la trilogie. Comme il explique dans nos pages, il n’a jamais envisagé The Big Short, Vice et ce Don’t look up comme une série à part entière. Et pourtant impossible de ne pas les relier dans un même geste qui raconte le déclin de l’Empire américain depuis les années 2000, avec la malice en bandoulière. Mais avec le dernier volet de cette vraie- fausse trilogie, il réussit un tour de force. Dans les deux précédents, il scrutait en effet le passé – crise des subprimes et mandats Bush – avec du recul.

Thierry Chèze
Affiche_Noël et sa mère
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Noël et sa mère

Les inconditionnels d’Eric Rohmer connaissent bien le nom de Noël Herpe, historien du cinéma et donc spécialiste de l’auteur du Rayon vert. Le Noël du titre c’est lui, placé face caméra à côté de sa mère sur une scène de théâtre, (re)jouant tous les deux le fil de leur histoire commune. Un fil visible qui se tend sous le poids des souvenirs déphasés. Il arrive ainsi que la mère et le fils aient une lecture très différente de certains évènements fondateurs donc destructeurs.

Thomas Baurez
Mystère affiche
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Mystère

Mystère, c’est le nom d’un chiot donné par un étrange berger à Victoria, huit ans. Celle-ci vient d’emménager avec son père dans le Cantal qui espère ainsi redonner le goût de la vie à sa fille, mutique depuis la mort de sa mère. Le chiot libère quelque chose en Victoria, elle parle au bout de quinze minutes de film. Mais ce chiot est-il bien ce qu’il est ? Ne serait-ce pas plutôt un de ces loups qui attaquent les troupeaux ? Le ciel s’obscurcit. Vincent Elbaz (le père) blague comme il peut, Eric Elmosnino (l’oncle) apporte sa décontraction, Marie Gillain, sa douceur.

Christophe Narbonne
AFFICHE
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La Symphonie des arbres

C’est la quête, l’obsession d’une vie. Celle d’un luthier de Crémone habité par l’idée de fabriquer un violon d’exception capable de rivaliser avec la Rolls de cet instrument, le célèbre Stradivarius. Ce documentaire raconte la quête de l’élément indispensable à cette opération : le bois le plus parfait, un érable multi- centenaire en voie de quasi- disparition. Un sujet passionnant desservi par le traitement qu’en fait Hans Lukas Hansen. Comme s’il ne croyait pas lui- même qu’il puisse tenir sur 90 minutes.

Thierry Chèze
AFFICHE
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La Panthère des neiges

De son voyage avec le photographe animalier Vincent Munier au cœur des hauts plateaux tibétains, Sylvain Tesson avait déjà tiré un livre, La Panthère des neiges, Prix Renaudot 2019. Dans cette déclinaison cinéma, Marie Amiguet filme les deux hommes guettant l’apparition de la fameuse panthère, leur Moby Dick à eux, symbole d’une nature sublime et éternelle, quasi préhistorique. Les longues heures d’attente que nécessite l’affût sont l’occasion pour Tesson de méditer aux vertus de la solitude, de la concentration et de la déconnexion.

Frédéric Foubert