Date de sortie 23 avril 2014
Durée 97 mn
Réalisé par Pierre Salvadori
Avec Catherine Deneuve , Gustave Kervern , Féodor Atkine
Scénariste(s) Pierre Salvadori, David Léotard
Distributeur Wild Bunch Distribution
Année de production 2014
Pays de production France
Genre Comédie dramatique
Couleur Couleur

Synopsis

Antoine est musicien. La quarantaine passée, il décide brusquement de mettre fin à sa carrière. Après quelques jours d’errance, il se fait embaucher comme concierge. Mathilde habite le vieil immeuble de l’est parisien où il prend ses fonctions. C’est une jeune retraitée, généreuse et impliquée, qui partage son temps entre ses activités associatives et la vie de la copropriété. Un soir, elle découvre une inquiétante fissure sur le mur de son salon. Peu à peu, son angoisse grandit pour se transformer en panique : et si l’immeuble s’effondrait… Tout doucement, Antoine se prend d’amitié pour cette femme qu’il craint de voir glisser vers la folie. Entre dérapages et inquiétudes, tous deux formeront un tandem maladroit, drolatique et solidaire qui les aidera, peut-être, à traverser cette mauvaise passe.

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Critiques de Dans la cour

  1. Première
    par Christophe Narbonne

    L’un des ressorts de la comédie, c’est l’opposition de caractères que Pierre Salvadori maîtrise comme personne en France. Son nouveau film débute selon un schéma connu : il est dépressif (comme José Garcia dans Après vous...), elle est fantasque (comme Audrey Tautou dans Hors de prix ou Marie Trintignant dans ...Comme elle respire). Lfrontalité de leur rencontre donne évidemment naissance à ce comique de situation si typique du cinéaste, porté par des acteurs qui sous-jouent le malaise et débitent leurs dialogues avec une tonalité assez neutre mais néanmoins mélodique. Pour le coup, la « musique » de Deneuve – qui part du ventre – se marie idéalement avec celle de Kervern – qui vient du nez. Dans la cour exploite parfaitement ce duo contre-nature avant que les éléments dramatiques, annoncés par l’addiction à la drogue d’Antoine et par les délires kafkaïens de Mathilde (qui perd pied suite à une fissure dans son mur), donnent une autre amplitude à cette « comédie des contraires ». Tout en maintenant un semblant de burlesque à travers des personnages secondaires archétypaux (le voisin râleur, l’autre branleur, le squatter mystique, l’activiste de quartier...), Salvadori se plaît à filmer des scènes complexes où l’apparente légèreté est sans cesse contredite par le mal-être, réel, des deux personnages principaux. En résulte l’impression troublante de se noyer le sourire aux lèvres.