1 Respect

En juin, on découvrait Billie Holiday, une affaire d’Etat, biopic inégal certes mais qui avait le mérite d’avoir choisi un angle (ses démêlés avec le FBI) pour raconter l’interprète de Strange fruit au lieu de tenter de résumer toute sa vie en deux heures. Dommage que Liesl Tommy n’ait pas choisi de suivre le même chemin pour son biopic d’Aretha Franklin. Ici, tout est abordé (ses débuts d’enfant de chœur, sa montée en puissance mais aussi son engagement politique, la violence qu’elle subit, ses soucis d’alcool…) mais rien n’est traité.

Thierry Chèze
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Quand les tomates rencontrent Wagner

Christos et Aleco installent des enceintes dans les champs. La douce querelle qui les anime est celle du choix de la musique. Tandis que Aleco prétend que la musique classique est meilleure pour les tomates (il essaiera du Wagner, du Mozart ou encore du Vivaldi), Christos lui préfère la musique traditionnelle grecque. 

Les Méchants (2021)
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Les Méchants

Un voleur tendance pied nickelé qui dérobe une console de jeux à des migrants, un rappeur nerveux tout juste sorti de prison, une journaliste télé en quête permanente de buzz, un réalisateur invité sur son plateau totalement imbu de lui- même… Une galerie de personnages tous plus secoués les uns que les autres peuplent le premier de Mouloud Achour co- réalisé par Dominique Baumard (scénariste de La Troisième guerre, en salles le 22 septembre). Ce côté bordel permanent a quelque chose d’un enthousiasme adolescent assez emballant mais aussi ses limites.

Thierry Chèze
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La Vie de château

Ça commence comme un conte : Violette, huit ans et orpheline depuis peu, doit désormais vivre avec son oncle Régis, agent d’entretien au château de Versailles. La petite fille timide mais au caractère bien trempé et le géant bourru aux multiples fêlures vont devoir composer, afin de recréer une cellule familiale et pourquoi pas trouver le bonheur. Traversé de sujets graves - le deuil, le déracinement et les attentats du 13 novembre 2015 -, La Vie de château trouve sa grandeur dans son regard à hauteur d’enfant et ses décors sublimes, qui en disent plus que n’importe quel dialogue.

François Léger
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Boîte noire

Après le crash d'un avion, le BEA doit décrypter la boîte noire de l'appareil. Est-ce un acte terroriste ou un tragique accident dû à un problème mécanique ? Même les experts se contredisent. Dès le début du film, Gozlan plonge ses spectateurs dans la cabine au moment  de l’impact. La séquence est percutante : traversant tout l’avion du cockpit jusqu'à la fameuse boîte noire dans un beau plan-séquence, le spectateur tente de se faire une opinion. Mais le doute s’installe. A-t-on vraiment vu se lever un homme suspect au dernier moment ? Est-ce qu’on a vraiment entendu un « Allah ouakbar » ?

Pierre Lunn
Supernova
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Supernova

Un voyage comme un adieu. A leurs amis et aux lieux qui ont marqué leur histoire d’amour de 20 ans. Voilà ce qu’entreprennent Sam et Tusker au volant de leur camping- car alors qu’une grave maladie est venue percuter leur bonheur. Tusker souffre d’un Alzheimer appelé à devenir incontrôlable et a une idée très précise de ce qu’il souhaite être sa fin de vie. Idée à laquelle ne souscrit pas Sam. D’abord à fleurets mouchetés, l’inévitable confrontation quand il s’agira de mettre des mots sur des sentiments est ce vers quoi tend ce mélo qui s’assume pleinement.

Thierry Chèze
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One more jump

Sport né en banlieue parisienne qui consiste à franchir par des mouvements agiles les obstacles placés sur sa route, le parkour est au cœur de ce documentaire car pratiqué à haut niveau par les deux amis palestiniens qu’Emanuele Gerosa a choisi de suivre. Le premier, Abdallah a réussi à s’échapper de Gaza pour l’Italie et essayer de vivre de cette discipline comme professionnel. Le second, Jehad, est resté pour s’occuper de son père et entraîner de jeunes athlètes sous l’œil permanent des drôles israéliens.

Thierry Chèze
9 jours à raqqa
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9 jours à Raqqa

Après deux films centrés sur la jeunesse (Enfants valises et Les Pépites), le documentariste Xavier de Lauzanne se lance dans une trilogie consacrée à la reconstruction en Syrie et en Irak des territoires regagnés sur Daech. Le premier épisode suit les pas d’une écrivain, Marine de Tilly, s’envolant en 2019 pour Raqqa, l’ex capitale syrienne de l’ Etat Islamique, rencontrer celle qui sera le sujet de son nouveau livre : Leila Mustapha, jeune trentenaire kurde qui partage avec un homme arabe le poste de maire de la ville.

Thierry Chèze
Délicieux affiche
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Délicieux

Voilà un film qui tombe à pic ! Un hommage à ces lieux dont on a été bien trop longtemps privé par les confinements successifs (en espérant évidemment qu’on ne fait pas erreur en en parlant au passé !). Le récit de l’invention du premier restaurant à l’aube de la Révolution Française par un cuisinier audacieux renvoyé par le duc pour lequel il travaillait et une jeune femme pleine de mystères et de surprises qui, souhaitant étudier l’art culinaire avec lui, va le pousser à se prendre en main et à inventer ce lieu… révolutionnaire.

Thierry Chèze
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Le braquage du siècle

Les films de braquage ont repris du poil de la bête depuis le succès planétaire de Casa de Papel. Voilà quelques mois, on découvrait directement sur Canal + Braquage final où Jaume Balaguero racontait le casse d’une banque de Madrid par une bande de cambrioleurs aux méthodes très high tech. Ariel Winograd joue ici, lui, sur un côté beaucoup plus Robin des Bois à l’ingéniosité redoutable, en racontant… l’histoire vraie des braqueurs argentins qui aurait largement inspiré - tiens tiens !

Thierry Chèze
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La Nuit des rois

Ce film du cinéaste franco-ivoirien Philippe Lacôte (Run...) qui emprunte son nom à une comédie shakespearienne, est une plongée sidérante dans une prison surpeuplée d’Abidjan. C’est là que débarque le jeune Roman, dont le nom le prédestine à raconter des histoires. C’est en tout cas, ce que lui impose le parrain du lieu, Barbe noire. La lune rouge oblige le nouveau détenu, tel un héros des Mille et une nuits, à se lancer dans un long récit pour assurer sa survie. La mise en scène d’une puissance foudroyante et le scénario formidablement structuré, provoquent le vertige.

Thomas Baurez
Affiche_Serre-moi fort
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Serre- moi fort

Comment transmettre l’émotion inouïe qui vous étreint à la découverte de ce film sans briser le pacte que Mathieu Amalric y propose à ses spectateurs, vus comme des complices et non des marionnettes à manipuler ? L’exercice est complexe. Disons que cette adaptation de Je reviens de loin, une pièce de Claudine Galéa, raconte l’histoire d’une femme qui, un petit matin décide de quitter le cocon familial, mari et enfants. Une femme qu’on va suivre tout au long de son périple où vont régulièrement surgir de sa mémoire des souvenirs.

Thierry Chèze
Affiche_Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux
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Shang-Chi et la légende des 10 anneaux

Marvel est enfin de retour sur grand écran. La parenthèse Covid et le triomphe des séries (WandaVision, Falcon et Le soldat de l’hiver ou Loki) laissaient penser que le vrai centre de gravité des héros capés avait fini par glisser définitivement vers le petit écran. Le très médiocre Black Widow n’avait pas vraiment rassuré… Et voilà que débarque Shang-Chi et la légende des 10 anneaux, blockbuster modeste pour l’écurie Marvel, mais suffisamment spectaculaire et très divertissant pour nous redonner la foi.

Pierre Lunn
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Ride your wave

Au bout de vingt minutes de film, on sent qu'il y a un truc. On le sent venir. Et on n'aime pas ça. Ce coup de foudre entre un jeune pompier studieux et une surfeuse délurée est trop belle, trop parfaite -y compris dans ses erreurs et ses maladresses charmantes- pour durer. Ce n'est pas un spoil, et mieux vaut s'y préparer : le pompier meurt noyé et sa fiancée sombre dans la douleur. Mais comme nous sommes dans une fantasy animée, son fantôme va surgir pour l'aider à relever la tête.

Sylvestre Picard
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Il Varco

C’est à un exercice périlleux que s’essaie le duo Ferrone- Manzolini avec ce film qui mêle documentaire et fiction. Raconter ce que vivait un soldat de Mussolini partant pour le front russe en 1941 en s’appuyant pour le texte (dit en off) sur des journaux intimes de militaires italiens et, pour l’image, de films d’archives tournés pendant cette période. Tout sauf factice, le résultat est fascinant.

Thierry Chèze
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Gogo

L’école est décidément le sujet de prédilection de Pascal Plisson. Après le carton de Sur le chemin de l’école en 2015 et Le Grand jour en 2019, le documentariste s’intéresse cette fois- ci à un personnage qu’aucune fiction n’aurait sans doute osé inventer. Une sage- femme kényane analphabète qui… à 95 ans décide de revenir sur les bancs de l’école pour réussir son examen de fin de primaire, encouragée par ses 54 arrières petits enfants ! Il faudrait avoir un cœur de pierre pour ne pas fondre devant ce personnage hors du commun.

Thierry Chèze
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Un triomphe

On a découvert Emmanuel Courcol réalisateur en 2016 avec Cessez le feu. Mais avant de passer derrière la caméra, il fut acteur. Et c’est sans doute ce qui l’a poussé à porter à l’écran ce récit inspiré d’une histoire vraie vécue par un Suédois. Celle d’un acteur en galère qui accepte d’animer un atelier théâtre dans une prison. Au départ pour boucler ses fins du mois. Mais très vite, il va avoir une double révélation : le talent – dont ils n’ont pas conscience - de ceux qu’il dirige et son plaisir à mettre en scène pour la première fois.

Thierry Chèze
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Attarabi et Mikelats

Chantre d’un cinéma délicieusement littéraire pour les uns, insupportablement chichiteux pour les autres, où le phrasé de ses comédiens rappelle ceux de Bresson et Rohmer, Eugène Green s’attaque ici à un mythe de la culture basque. Deux frères, Atarrabi et Mikelats sont confiés à leur mère au diable avant que, devenus jeunes adultes, le premier ne décide de s’enfuir, tandis que le second reste. Tourné en basque, ce film détonne forcément dans le paysage cinématographique français et cette ode radicale à la spiritualité en laissera beaucoup sur le bord du chemin.

Thierry Chèze
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Cendrillon

Transformer les contes de fées en fable sur le « Women Empowerment » est un exercice foutraque. Un féminisme didactique lourdingue, qui s'échine à relooker la naïve princesse en héroïne affirmée et sûre de sa force. Cette resucée de Cendrillon post-#MeToo, concoctée pour Amazon, met les pieds dans la plat et transforme le fillette brimée de Charles Perrault en créatrice de mode confinée dans les sous-sol de sa belle-mère. Elle ne rêve pas du Prince Charmant (elle va le rencontrer quand même), mais de son propre business !

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Chers camarades !

C’est un épisode de l’histoire de l’URSS période Khrouchtchev longtemps mis sous le boisseau par le régime soviétique. La première fois que des prolétaires osèrent défier le pouvoir avec une manifestation (dans la ville de Novotcherkassk) réprimée dans une implacable brutalité provoquant 28 morts dont les corps furent enterrés à la va- vite pour être introuvables. Konchalosvky s’empare de cette tragédie mais par le prisme d’un personnage qui va le vivre, sous haute tension, en perdant heure après heure tous ses idéaux. Elle s’appelle Lyudmila (Yuliva Vysotskaya, saisissante).

Thierry Chèze
Affiche_Le Fils de l'épicière, le maire, le village et le monde
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Le fils de l'épicière, le maire, le village et le monde

Ce titre à rallonge ne ment pas. Dans son nouveau documentaire, Claire Simon (Récréations) aborde énormément de sujets au cœur de Lussas, bourgade ardéchoise qui accueille depuis 1989 les Etats Généraux du documentaire, festival incontournable du genre. Elle raconte ainsi la création compliquée de Tënk, la plateforme dédiée au genre tout en allant à la rencontre des vignerons (dressant un parallèle entre leur monde et celui du cinéma indépendant et associatif) comme des habitants du village en lutte contre l’isolement socio- culturel qui les menace.

Thierry Chèze
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Être avec les abeilles

« Faire avec la nature et non contre elle », peut-on lire sur un carton au début d’Être avec les abeilles. Un bon résumé de ce documentaire qui passe plus d’une heure à nous expliquer dans le détail pourquoi les abeilles sont essentielles, et comment préserver au mieux leur bien-être, déréglé par l’activité humaine. La forme est classique (une série de spécialistes de l’apiculture se succèdent à l’écran), le montage un peu « roots » et approximatif.

François Léger
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Laila in Haifa

Louons l’acharnement avec lequel le cinéaste Amos Gitaï (Kadosh, Free Zone, Un tramway à Jérusalem...) se sert de son art pour opérer un rapprochement entre Israéliens et Palestiniens. Son nouveau long-métrage se passe quasi intégralement dans un haut lieu de la nuit d’Haifa, le Club Fattoush, ouvert en réaction à la fermeture par la mairie du seul théâtre arabe de la ville. Le film débute par un long plan-séquence raccordant l’extérieur de la rue (témoin d’une scène de violence) à l’intérieur du bar aux couleurs chaudes et accueillantes.

Thomas Baurez
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Une histoire d'amour et de désir

Le présent film, second long-métrage de Leyla Bouzid après A peine j’ouvre les yeux (2015), a clos de belle manière la dernière Semaine de la Critique cannoise (60 printemps cette année). Son titre même, a eu valeur de promesse : passée, présente et à venir. Nous suivons ici les prémices d’une relation amoureuse entre Ahmed, jeune homme de 18 ans d’origine algérienne et Farah, fraîchement arrivée à Paris depuis Tunis, pour poursuivre ses études de Lettres. C’est d’ailleurs sur les bancs de la fac que ces deux-là se rencontrent.

Thomas Baurez
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Reminiscence

Dans un Miami à moitié submergé (dérèglement climatique oblige), Nick Bannister (interprété avec classe par Hugh Jackman) est un ancien soldat devenu détective privé. A l’aide d’une étrange machine, il s’invite dans la mémoire de ses clients qui peuvent revivre des moments de leur propre passé en 3D. Lorsque la mystérieuse Mae (Rebecca Fergusson en femme fatale impénétrable) franchit les portes du bureau de Bannister, elle veut utiliser la machine pour un obscur prétexte.

Gael Golhen
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Petites danseuses

Monteuse de formation puis réalisatrice de sujets pour la télévision, Anne- Claire Dolivet signe ici son premier long métrage, un documentaire consacré à des fillettes qui rêvent de tutus, de pointes et d’Opéra de Paris. Avant d’y arriver (pas aux tutus et aux pointes mais à l’Opéra Garnier), Ida, Olympe, Marie et les autres devront en passer par des cours privés donnés par l’intraitable Muriel, véritable « star » du documentaire. Revêche, autoritaire, vacharde, cette prof paraît tout droit sortie d’une comédie de Claude Zidi.

Christophe Narbonne
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La Terre des hommes

Le monde agricole inspire décidément le cinéma français à travers des œuvres qui, sur ce socle commun, développe des récits extrêmement différents. Après Petit paysan, Au nom de la terre, Revenir et La Nuée, Naël Marandin (La Marcheuse) met ici en scène un jeune couple d’agriculteurs – Constance et Bruno (Diane Rouxel et Finnegan Oldfield) - tentant de reprendre la ferme du père de Constance (Olivier Gourmet) avec un projet novateur et écolo mais qui ne peut prendre forme qu’avec le soutien financier des puissants syndicats agricoles.

Thierry Chèze
Affiche_Les Sorcières d'Akelarre
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Les Sorcières d'Akelarre

"Rien n’est plus dangereux qu’une femme qui danse " Cette phrase lancée par un des protagonistes des Sorcières d’Akelarre résume à elle seule ce cinquième long de l’argentin Pablo Agüero dont l’action nous conduit en 1609 au cœur du Pays Basque. Ces jeunes femmes qui dansent sont six, arrêtées justement pour cette manifestation de sororité et de joie au cœur d’une forêt, considérée comme une cérémonie diabolique par la couronne espagnole. Celle- ci dépêche alors sur place un jeune juge avec une mission claire : se débrouiller pour qu’elles soient condamnées pour sorcellerie.

Thierry Chèze
Affiche_D'Artagnan et les Trois Mousquetaires
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D'Artagnan et les trois Mousquetaires

Ce fut une série- culte des années 80. 26 épisodes de 22 minutes, co- produits par l’Espagne et le Japon, accompagnés par un générique entêtant que vous avez du mal à chasser de votre esprit une fois dès que ses premières notes retentissent (le « Un pour tous et tous pour un… » composé par un certain Jean- Jacques Debout). Une adaptation plutôt rigolote des Trois mousquetaires de Dumas mais appelée à rester au rayon souvenirs d’enfance désuets entre deux barres de Raider et un verre de Pschitt orange.

Thierry Chèze
France de Bruno Dumont : affiche
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France

Le film devait s’appeler Par ce demi-clair matin, en écho à un recueil de textes de Charles Péguy où l’écrivain patriote vante l’excellence de la France. Il s’intitule finalement, plus simplement, plus frontalement, France. Comme le pays qu’il ausculte, donc, et comme son héroïne, France de Meurs, star d’une chaîne d’info en continu, présentatrice vedette ivre de son pouvoir et amoureuse de son propre reflet, qui abrutit les masses avec des débats populistes en prime-time et des reportages bidonnés à l’autre bout du monde.

Frédéric Foubert