Les Héroïques : affiche
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Les Héroïques

Présenté en séance spéciale au dernier Festival de Cannes, Les Héroïques s’inscrit dans la droite lignée du court-métrage Beautiful Loser du même Maxime Roy dont il est une sorte de prolongement. Soit l’histoire cabossée et rock’n’roll de Michel (l’héroïque François Créton), quinqua semi-SDF qui essaye de se sortir de la dope. Le film débute par une scène criante de vérité où Michel entouré d’alcooliques anonymes, évoque ses démons intérieurs, ses manques, ses multiples tentations et cette volonté aussi farouche que désespérée de se tenir enfin droit.

Thomas Baurez
Pleasure : affiche française
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Pleasure

C’est un premier film assez impressionnant. Venue du militantisme féministe et anti-porno, Ninja Thyberg livre sa vision du monde du X dans un long-métrage hyper documenté. La réalisatrice a bénéficié des témoignages et de la participation de membres de l’industrie, et ça se ressent instantanément. Pleasure raconte le parcours de Bella (Sofia Kappel, impressionnante), jeune Suédoise qui débarque à L.A. avec l’ambition affichée de devenir une porn star.

Frédéric Foubert
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La Jeune fille et l'araignée

On avait découvert les frères Zürcher en 2013 avec leur film de fin d’études, L’Etrange petit chat, portrait d’une famille berlinoise tourné entre les quatre murs d’un studio F4 avec un talent fou à faire surgir de la bizarrerie dans la banalité du quotidien. La Jeune fille et l’araignée creuse avec bonheur le même sillon.

Thierry Chèze
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Spectre: Sanity, madness and the family

DJ, compositeur de BO pour Céline Sciamma, Para One est autant un homme d’images que de musique. Et ce premier long en apporte la preuve. Sa genèse remonte à 2005. Et sans doute fallait- il tout ce temps pour mûrir cette histoire inspirée de sa famille, membre d’une communauté religieuse aux dérives sectaires. Spectre met ainsi en scène un fils embarqué dans une quête pour découvrir le secret de son père décédé, après l’envoi d’une K7 envoyée par sa sœur contenant des sons du passé. Entre documentaire et fiction, Para One choisit ici de ne pas choisir.

Thierry Chèze
Affiche_La famille Addams 2 : une virée d'enfer
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La Famille Addams 2 : une virée d'enfer

« Bonne idée : avoir confié les clés du reboot de La Famille Addams à l’équipe de Sausage Party. Mauvaise idée : s’inspirer des inoffensives productions Illumination et faire passer les Addams pour des cousins du Gru de Moi, moche et méchant », écrivait Première en 2019. On n’en changerait pas un mot devant sa suite deux ans plus tard, où, Morticia et Gomez perdus face à leurs enfants qui ont bien grandi, décident d’embarquer Mercredi, Pugsley, Oncle Fétide et toute la bande dans leur camping-car hanté pour des vacances en famille.

Thierry Chèze
Affiche_La famille Addams 2 : une virée d'enfer
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La Famille Addams 2 : une virée d'enfer

« Bonne idée : avoir confié les clés du reboot de La Famille Addams à l’équipe de Sausage Party. Mauvaise idée : s’inspirer des inoffensives productions Illumination et faire passer les Addams pour des cousins du Gru de Moi, moche et méchant », écrivait Première en 2019. On n’en changerait pas un mot devant sa suite deux ans plus tard, où, Morticia et Gomez perdus face à leurs enfants qui ont bien grandi, décident d’embarquer Mercredi, Pugsley, Oncle Fétide et toute la bande dans leur camping-car hanté pour des vacances en famille.

Thierry Chèze
Affiche Eiffel
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Eiffel

On vous a raconté dans notre numéro 517 la folle aventure de ce film. Une épopée de plus de 20 ans entre Hollywood et Paris, avant enfin donc de voir le jour sous l’impulsion de la productrice Vanessa Van Zuylen. Mais si en 24 ans, beaucoup de scénaristes se sont succédé et le récit a forcément évolué, sa colonne vertébrale, imaginée par Caroline Bongrand, est, elle, restée, intacte. Un mélange entre des faits historiques tels qu’ils se sont réellement déroulés et la part d’invention que permet le cinéma, sans pour autant trahir l’histoire.

Thierry Chèze
Le Dernier duel : affiche française
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Le Dernier duel

Sans avoir vu Le Dernier duel, on se disait, dans l'avant-dernier numéro de Première, que Ridley Scott pouvait être l'un des derniers cinéastes classiques. Maintenant que l'on a vu Le Dernier duel, on peut l'affirmer sans trop se gourer. Oui, Ridley Scott est bel et bien un cinéaste classique, et Le Dernier duel est un film classique. Au sens que le cinéaste comme son film adhère à une tradition, et que cette adhésion pourrait être synonyme d'excellence.

Sylvestre Picard
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Le Loup et le lion

Trois ans après le carton de Mia et le lion, Gilles de Maistre renoue avec cette idée d’un spectacle familial célébrant les animaux sauvages à la liberté menacée par l’homme et cette idée (qu’on retrouve aussi dans son docu Demain est à nous) que le salut viendra de la jeune génération. Son héroïne a ainsi 20 ans. Et en venant s’installer, à la mort de son grand- père, dans la maison de son enfance, elle se retrouve à élever en cachette un louveteau et un lionceau qui grandissent comme des frères avant que le secret soit éventé et le duo séparé de force.

Thierry Chèze
Julie (en 12 chapitres) : affiche française
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Julie (en 12 chapitres)

Joachim Trier avait disparu. Depuis deux films, il avait abandonné les dérives mélancoliques qui l’avaient imposé comme un cinéaste majeur de la nouvelle génération. Oslo 31 août ou Nouvelle donne parlaient des jeunes branchés aussi paumés qu’ambitieux. Ces balades mélancoliques auscultaient depuis sa Norvège embrumée le xennial angoissé. Mélancolie douce, bandes -sons new-wave, érudition planquée sous une mise en scène moderne…  Trier était le cousin nordique de Noah Baumbach, Mia Hansen-Løve ou Mikhael Hers disons.

Gael Golhen
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Debout les femmes !

« ... Et s’il le faut, ils réinventeront l’assemblée ! », conclut un résumé du film. Mieux, ils vont, la réenchanter le temps d’une séquence de comédie musicale citoyenne où l’hémicycle peuplé uniquement de femmes, s’électrise. Debout les femmes!, qualifié par ses réalisateurs, François Ruffin et Gilles Perret, de « road-movie parlementaire » part à la rencontre des ces travailleuses de l’ombre qui s’occupent au quotidien d’hommes et de femmes à leurs domiciles.

Thomas Baurez
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Storia di vacanze

Affreux, sales et méchants pourrait être le sous- titre de ce Storia di vacanze, à ce détail majeur près qu’ici tout le vitriol déversé sur les personnages et les situations ne conduit jamais vers la farce hilarante. La chaleur écrasante de cet été romain où se déroule l’action contamine le récit tout entier, étouffant, mal aimable et par là même passionnant. On a découvert les jumeaux D’Innocenzo en 2018 avec Frères de sang, beau récit d’apprentissage sur la perte de l’innocence et la corruption de la jeunesse.

Thierry Chèze
AFFICHE
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Freda

C’est un film qui a été rattrapé par l’actualité lors de sa présentation dans la section Un Certain Regard du dernier festival de Cannes. Car l’assassinat du Président d’Haïti Jovenel Moïse par un commando armé fait évidemment écho au portrait de ce pays qu’esquisse l’haïtienne Gessica Généus, pour son premier long métrage de fiction qui en dit long sur la tension régnant sur ces terres.

Thierry Chèze
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Le Poète illuminé, Germain Nouveau (1851- 1920)

Cent-un ans et des poussières après sa mort, Christian Philibert (Les Quatre saisons d’Espigoule) consacre au poète Germain Nouveau un documentaire en forme d’enquête « historique, littéraire et philologique. » Philibert entend redonner à ce contemporain de Mallarmé, Verlaine et Rimbaud (dont il était très proche) la place qui lui revient dans l’histoire de la poésie, lui qui a pourtant obstinément refusé l’édition de ses recueils.

François Léger
Affiche_L'homme de la cave
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L'Homme de la cave

Habitué à la légèreté (Alceste à bicyclette, Les Femmes du sixième étage), Philippe Le Guay a eu envie de changer de registre, plus rugueux, plus sombre, suscitant une curiosité hélas abimée par une manière d’afficher cette nouvelle couleur en forçant le trait. Il faut dire qu’il n’a pas choisi la facilité avec un récit qui entend embrasser deux des maux majeurs actuels - le complotisme et l’antisémitisme – par le prisme des relations virant à l’aigre entre un couple et le mystérieux homme auquel ils ont vendu leur cave.

Thierry Chèze
GALERIE
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Leur Algérie

Elle, se cache souvent le visage avec ses deux mains calleuses et se met à rire compulsivement. Lui, se tient de profil, le port volontiers altier malgré le poids des années, et marmonne. Deux façons de tromper la gêne d’un dévoilement. Aïcha et Mabrouk, plus de soixante de mariage et une vie passée en Auvergne loin des montagnes algériennes de leur enfance, font partie d’une génération où l’effacement a toujours été préférable à l’épanchement. L’intime est un monde à priori infranchissable.

Thomas Baurez
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Tralala

Ils s’y étaient déjà essayés dans Un homme, un vrai. Comme un premier flirt avant la grande passion amoureuse entre deux êtres faits pour vivre ensemble. Car tout dans le cinéma ludique, ancré dans le réel et pourtant toujours un peu ailleurs, des Larrieu devait les conduire vers la comédie musicale. Mais à leur main, à la fois totalement dans le genre et un peu à côté donc. Soit la relation qu’entretient leur personnage principal avec l’existence. Il s’appelle Tralala, un clochard céleste qui squatte un immeuble en démolition quand, dans Paris, il a une apparition.

Thierry Chèze
Mourir peut attendre affiche
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Mourir peut attendre

Étrangement goguenard au sein d’une série qui jouait la carte du sérieux le plus absolu depuis 2006, Mourir peut attendre est très convaincant quand il envisage -enfin !- de nouveau James Bond comme un film essentiellement très distrayant. Le problème est de rester distrayant pendant 2h43 (on compte le générique dedans). Or, sur ce point, c’est clairement loupé. Une séquence en Jamaïque où Daniel Craig, mutique, est plus présent que jamais, puis une séquence d’action formidable à Cuba avec une Ana de Armas vraiment géniale en apprentie espionne pleine de surprises. Et là...

Sylvestre Picard
Affiche_Delphine et Carole, insoumuses
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Delphine et Carole, insoumuses

Tout était déjà là : ce documentaire qui suit les aventures en vidéo de l'actrice Delphine Seyrig (qui se réinvente en cinéaste féministe et voir sa carrière sabotée) et de son amie Carole Roussopoulos, ce documentaire retrace en creux les combats féministes des années 60 et 70. Et donne à la fois une sacrée pêche -par l'énergie de son actrice principale et ses positions de bon sens évident- et un bon coup de déprime -puisque tous les débats sont déjà là, depuis des décennies, et que le combat est loin d'être gagné.

Sylvestre Picard
GALERIE
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Le Kiosque

Ils peuplent les rues de nos villes depuis des années mais disparaissent peu à peu. Au bout de la chaîne de la crise de la presse, les kiosques se meurent dans une indifférence quasi générale. Fille, petite-fille et arrière-petite-fille de kiosquiers, Alexandre Pianelli en raconte le quotidien en s’installant à la place de la vendeuse avec son portable en guise de caméra. Plasticienne de métier, elle use sans en abuser de trouvailles malines dans sa mise en scène pour en raconter le fonctionnement.

Thierry Chèze
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Fatima

En 1917, trois enfants portugais reçoivent la vision de la Vierge Marie qui accomplit quelques petits miracles et délivre des prophéties. Les gamins vont devenir un phénomène populaire. Ce récit des apparitions de Fatima commence sous l'angle du doute (via le personnage d'Harvey Keitel, recueillant le récit d'un point de vue sceptique), et c'est très bien joué par un tas d'acteurs bien menés (toujours un plaisir de retrouver l'excellent Goran Višnjić), et plutôt bien filmé par Marco Pontecorvo, fort de son savoir-faire de directeur photo sur Rome ou Game of Thrones.

Sylvestre Picard
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7 jours

Une bande d'ados japonais décident de fuguer une semaine afin de goûter une dernière fois la liberté avant la rentrée et la séparation de leur petit groupe. En squattant une usine abandonnée, ils vont tomber sur un petit réfugié clandestin qu'ils vont protéger face aux forces de police. Bon, ce n'est sûrement pas pour son animation -propre mais désespérément banale- que 7 jours retient l'intérêt, mais pour son sujet et son écriture : cet éloge de la liberté et de l'accueil de l'autre résonne très fortement en notre époque, euh, compliquée là-dessus.

Sylvestre Picard
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Petite soeur

Amies d’enfance, Stéphanie Chuat et Véronique Reymond font du cinéma ensemble depuis le milieu des années 2000. Dix ans après leur premier long, La Petite chambre, elles reviennent à la fiction avec un beau portrait de femme. Une dramaturge allemande qui a fait le choix de sacrifier sa carrière à sa famille, en suivant en Suisse son mari, directeur d’un collège huppé.

Thierry Chèze
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Gaza mon amour

Que voit-on généralement de Gaza, sinon la détresse humaine ? Sur place, le cinéma semble donc condamné à sa seule valeur documentaire pour témoigner des bombes israéliennes qui ravagent « la Bande ». Les frères jumeaux Tarzan et Arab Nasser découverts à la Semaine de la Critique avec Dégradé en 2015, préfèrent parler d’amour. Voici Issa, un pêcheur, la soixantaine fatigué et Siham, une couturière plutôt effacée. Ils se touchent d’abord du regard. Aucun des deux n’ose croire une passion possible.

Thomas Baurez
Cigare au miel : affiche
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Cigare au miel

Comment s’approprier son propre désir, face à des parents étouffants à force d’inquiétude et un petit ami aimant mais trop impatient ? Voilà la question qui traverse ce premier long dont l’action se situe en 1993, au cœur de la décennie noire algérienne. Selma, 17 ans, vit avec sa famille d’origine berbère à Neuilly et voit son cocon se fissurer. A commencer par l’équilibre familial où, face à ce qui se déroule en Algérie, son père et sa mère se divisent sur la conduite en tenir : s’y installer comme acte de résistance ou rester sagement en France ?

Thierry Chèze
Mon légionnaire affiche
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Mon légionnaire

Ici et ailleurs. Ici c’est aussi un peu ailleurs. Et les montagnes corses finissent par se confondre avec l’immensité du Sahara. Le paysage devient mental et personnifie magistralement le récit de ce deuxième long-métrage de Rachel Lang (Baden, Baden). A l’arrière, il y a des familles qui vivent dans l’attente du retour du soldat parti au combat dans un Sahel sous tension. La légion étrangère, incarnation de la droiture militaire, propose plus que tout autre une logique de la ligne franche.

Thomas Baurez
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J'ai aimé vivre là

Annie Ernaux inspire décidément les cinéastes. Quelques semaines après l’adaptation de Passion simple par Danielle Arbid, des extraits de Journal du dehors, La Vie extérieure et Les Années sont lus en off (par elle- même et les différents personnages de ce docu) constituent le fil rouge de ce film de Régis Sauder. Quatre ans après le remarquable Retour à Forbach où sa caméra explorait sa ville de naissance, il la pose cette fois- ci sa caméra à Cergy.

Thierry Chèze
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Candyman

Vous connaissez la chanson : prononcez son nom cinq fois devant un miroir, et Candyman reviendra de l’enfer pour vous planter son crochet dans la bedaine. Vingt-neuf ans après le film de Bernard Rose, Nia DaCosta (Little Woods et bientôt The Marvels chez… Marvel) prolonge l’histoire du boogeyman dans une suite aux frontières du reboot. Retour à Cabrini Green, ancienne cité insalubre de Chicago où la légende du tueur est encore dans tous les esprits. Les tours ont disparu et le quartier accueille des projets immobiliers cossus, peuplés de bobos friqués.

François Léger
Affiche_La Traversée
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La Traversée

C’est en 2002 qu’on avait découvert Florence Miailhe avec Au premier dimanche matin, un sublime court peint au pastel mettant en scène un bal de village, en hommage au village de ses parents où elle passait ses étés. Et sa famille (ses arrières grands parents fuyant Odessa au début du 20ème siècle ou sa mère sur les routes de l’exode vers la zone libre en 1940) se retrouve – avec les récits tragiques plus récents de ces migrants forcés à fuir leur pays en guerre pour sauver leur peau - au cœur de l’inspiration de ce projet de longue haleine.

Thierry Chèze
AFFICHE
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After love

Membre de la sélection « Hors les murs » de la Semaine de la Critique cannoise 2020, ce drame est le premier long-métrage d’un jeune cinéaste d’origine anglo-pakistanaise. After Love raconte la façon dont à la mort de son mari, une femme basée à Douvres apprend que celui-ci avait une double vie de l’autre côté de la Manche. La femme trompée décide alors de s’immiscer dans la vie de la maîtresse. Le film semble d’abord jouer sur plusieurs tableaux avec notamment des incursions fantastiques inattendues et sait maintenir ses effets pour entretenir une tension.

Thomas Baurez