TEST PS3 - Kingdom of Amalur : une bonne dose de "fantasy"

13/02/2012 - 09h01
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TEST PS3 - Kingdom of Amalur : une bonne dose de "fantasy"

Kingdom of Amalur Reckoning vous invite à une grande aventure d'heroic fantasy imaginée par un des maîtres du genre : l'écrivain R.A. Salvatore. Prévoyez quelques dizaines d'heures devant vous.

Peut-on être victime d’une addiction au « levelling » ? On peut le croire en s’essayant à cet étonnant jeu de rôle et d’action qu’est Kingdom of Amalur Reckoning. Pour ce nouveau titre à destination des PS3, PC et Xbox 360 l’éditeur américain Electronic Arts s’est attaché les services de 38 studios, société derrière laquelle on trouve le célèbre romancier de fantasy R.A. Salvatore et l’un des maîtres du comics moderne avec Spawn, Todd MacFarlane (mais aussi un célèbre joueur de baseball Curt Schilling). Autant dire que le monde déployé dans ce Kingdom of Amalur est aussi dense que vaste, mais aussi parfois gore et sinistre comme les univers qu’affectionne l’ami MacFarlane. Alors qu’on fait ses premiers pas dans le royaume d’Amalur, on ne peut s’empêcher de songer aux environnements graphiques d’un World of Warcraft. Sauf que cette fois-ci, vous voilà seul avec l’envie de découvrir une aventure épique avec en filigrane la tentation omniprésente d’un levelling appliqué.

Un personnage dont on personnalise le style de jeu

Le « levelling » c’est un peu la propension d’aller toujours voir ce qu’il y a au bout du couloir afin de collecter des points d’expériences supplémentaires, de nouveaux objets, de nouveaux trésors. C’est cette envie prégnante de continuer sa partie encore quelques minutes « parce que le prochain niveau n’est plus très loin ». C’est un peu, quelque part, la mécanique même des jeux Facebook qui connaissent un succès mondial mais aussi celle que de nombreux jeux de rôle et d’action, Diablo de Blizzard en tête, cultivent depuis des années. Et autant dire qu’avec ce Kingdom of Amalur, cela fonctionne plutôt bien. Tout d’abord parce que le personnage du jeu peut se customiser d’une façon détaillée sans extrême. On ne passe pas des heures à élaborer le physique de son personnage, mais tout au long du jeu, au fil des niveaux, on pourra faire évoluer ses capacités dans trois direction majeures : le combat, la magie et l’adresse, ce dernier à destination des voleurs et assassins. Mieux encore, on peut croiser à volonté ces différentes catégories et se composer ainsi un magicien, spécialiste de l’épée et de l’attaque furtive. Idéal pour adapter son personnage à sa façon de combattre. Car des combats, il y en aura.

Des choix moraux limités

Il faut le reconnaître, comme bien souvent dans ce genre de jeu, la partie jeu de rôle reste minime par rapport à la partie action. Alors que les quêtes consistent bien souvent à aller chercher un objet pour le ramener en éliminant manu militari tous les obstacles se dressant sur votre chemin ou bien à terrassant un adversaire, on enchaîne les bastons où coups d’épée et de marteau, sortilèges et projectiles en tout genre sont distribués généreusement. Il faut à se propos reconnaître que la maniabilité de l’ensemble permet d’enchaîner passes d’armes et sorts avec facilité même si l’on reste parfois bloqué dans un déplacement par un rocher de 10 centimètres de haut posé sur le sol. Autre bémol, l’aspect rôliste plutôt limité. Lors des nombreuses phases de dialogues (correctement doublés sans performance particulière), on s’étonne du faible nombre de réponses disponibles alors que les véritables choix se font plutôt rares. Le jeu met rarement le joueur en face de dilemmes comme le faisait si bien un Dragon Age Origins de BioWare. Reste que s’il s’agit de faire des choix moraux ou immoraux, il est toujours possible de voler un grand nombre d’objets dans les demeures des uns et des autres et de dépouiller jusqu’à vos plus fidèles alliés si l’envie vous en dit…

Un monde ouvert mais pas trop

Avec ses faux airs de World of Warcraft Kingdom of Amalur propose ainsi une aventure de longue haleine avec des combats à répétition et de grandes balades dans un monde plutôt ouvert (dans lequel il devient rapidement possible de se téléporter pour éviter les interminables virées d’un point A vers un point B et vice versa) même si la plupart des donjons sont en fait extrêmement linéaires. On aurait aimé plus d’interaction et de nuances dans l’histoire afin d’orienter un scénario qui, même s’il reste classique dans le monde de la fantaisie est plaisant et sans doute sous exploité en termes de gameplay, de rythme et de dynamique globale. Malgré ces quelques faiblesses, Kingdom of Amalur est prenant et il est difficile de lâcher la manette alors qu’on se dit que la prochaine relique ajoutera peut-être aux dégâts, que cet ouvrage magique permettra de gagner des points de compétence ou que cette nouvelle quête secondaire ajoutera quelques XP (points d’expérience) bienvenus pour franchir le prochain niveau qui permettra lui aussi, d’optimiser les capacités de son héros… Le levelling on vous dit… une véritable addiction !

TSR

NOTE : 3/4

Le jeu est testé sur PlayStation 3 mais existe dans une version identique sur Xbox 360

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