Dépendance aux jeux vidéo : Partie 2 - Le point de vue des familles
Parellèlement à cette nouvelle, le National Institute on Media and the Family la publié son rapport annuel. L'association de parents fondée par le psychologue David Walsh a déjà fait parler d'elle sur Stubbs the Zombie et Manhunt 2. Pour le premier, Walsh avait déclaré que l'industrie faisait l'apologie du cannibalisme. Pour le second, on en a parlé ici.Une association de parents comme on les aime donc, qui s'est octroyé le droit de noter l'industrie. Mais aussi les parents.Ces derniers, dans leur généralité, furent l'objet de remontrances dans le rapport de cette année : manque d'implication, de dialogue, de contrôle. Le NIMF a d'ailleurs édité un guide du jeu vidéo à leur attention, qui inquiète surtout par l'immense inculture qu'il essaye de combler.Le rapport a sa vision bien a lui sur la dépendance aux jeux. Il stipule que le syndicat des psychiatres a reçu de nombreuses demandes afin qu'il ajoute la dépendance aux jeux vidéo à la liste officielle des troubles mentaux.
Le Dr. Walsh avance que "trop de jeu peut mener à un mode de vie néfaste, et peut être un facteur contribuant à l'obésité infantile et à la baisse des résultats scolaires. Et dans certains cas, peut causer une dépendance aux jeux vidéo"La partie qui aborde le lien entre jeux vidéo violents et comportement agressif oublie le facteur prédisposition et se cherche une cause immédiate.Sans surprise, le NIMF étale les mêmes a-priori que le Directeur Keith Bakker pouvait avoir lorsqu'il a lancé son aile dédiée aux jeux vidéo. Des idées préconçues qui sont de plus influencées par une dénégation de parent.Le NIMF est toutefois sur la bonne voie. Reste qu'encourager à la communication ne suffira pas, tant que des données médicales et statistiques comme celles de la clinique Smith & Jones ne seront pas plus médiatisées auprès des intéressés. Il leur faut des faits et non pas les avis d'experts improvisés qui fantasment sur des études de cas incomplètes..
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Quelques semaines auparavant, le web anglophone s'était apitoyé sur la mort accidentelle de Brandon Crisp. Il avait fugué de chez lui après une altercation sur son obstination à jouer. On retrouvera son corps sans vie quelques jours plus tard, le décès sera attribué à une chute.Le premier réflexe des parents a été de monter une Fondation en souvenir de leur enfant pour lutter contre la dépendance aux jeux vidéo.Brandon Crisp avait 15 ans, on le laissait jouer à Call of Duty, un jeu classé Mature. Première erreur. Ses parents ont pensé qu'il avait peut-être rencontré quelqu'un en ligne. Seconde erreur. Puis toute une série d'erreur qui ne font que démontrer l'ineptitude de ces parents qui ne savaient en fait rien de ce que faisait leur enfant.Désolé Monsieur et Madame Crisp, mais si Brandon est mort, c'est en fait votre faute.De la poule ou de l'oeuf, la dépendance aux jeux vidéo ne doit pas se chercher dans le support, mais bien au-delà, afin de mettre les parents face à leurs négligences ou leurs lacunes.A se demander combien de Brandon Crisp il faudra encore pour que ces adultes responsables le deviennent vraiment.- Via, Via et Via -
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