• Jeux Vidéo
  • News
  • Sorties
  • Prochainement
  • Vidéos
  • Images

Brèves de Paddle : Dennis Dyack

18/12/2009 - 12h32
  • 0
Brèves de Paddle : Dennis Dyack

 

 

 

Dennis Dyack, PDG de Silicon Knights, La tête dans les nuages"D'une certaine façon {le jeu en streaming/cloud gaming} est l'élimination absolue de tout matériel côté consommateur, parce que le matériel, c'est le nuage. Ca nous aide sur tellement de plans, parce que ça résoud le problème du piratage, qui est un problème majeur aujourd'hui, et le souci des jeux d'occasion, parce que vous achetez quelque chose qui vous ppartient pour toujours... Ca reste sur le nuage. Ce sont des victoires pour le consommateurs et des victoires pour les développeurs de jeux. {...}Les gens confondent le futur à console unique avec un monopole, et c'est complètement faux. L'idée est que ce serait un format ouvert standardisé pour lequel n'importe qui pourrait fabriquer sa machine. Si une grand mère va dans un magasin et veut un jeu en particulier pour son petit fils, elle doit trouver la console, lire le classement, et toutes ces barrières qui ont été artificiellement créées. Les gens pensent que c'est normal parce que c'est ce qu'on a eu depuis toujours. Donc tout le monde y gagne..Il y a un terme en marchandisation qui s'appelle "rendement excédentaire". C'est quand le marché commence à dépasser ses objectifs, à donner au consommateur plus qu'il ne peut possiblement consommer. Si vous avez Gears of War sur Xbox 360 et Uncharted 2 pour la PS3, ils ne sont pas vraiment en compétition. Suivant la console que vous avez, vous avez un surplus de jeux parce que vous ne pouvez jouer à tous, tant que vous n'avez pas toutes les consoles.Le consommateur moyen ne peut acheter tous ces jeux. Donc l'idée d'une console unique est bonne car elle permet aux gens d'être en concurrence sur un terrain de jeu mis à plat. Ce n'est pas une question de qui est meilleur pour programmer la PS3, la 360, ou la Wii. C'est le jeu avant tout. Oubliez le matériel, je veux être diverti..La bonne chose avec le cloud computing, et le média non-linéaire, c'est que vous pouvez les protéger sur le nuage parce que cela nécessite une entrée à deus sens. Vous ne pouvez pas pirater ce que vous n'avez pas, et je pense que c'est le futur de notre industrie."

Si vous avez décroché à partir du deuxième argument foutraque, je vous résume la situation : Dennis Dyack est un fervent partisan du cloud computing, aka informatique dans les nuages dans la langue de Molière. Par extension, il voit dans le cloud gaming un futur radieux pour l'industrie vidéoludique, un futur qui évince presque complètement les revendeurs spécialisés et pioche directement dans le portefeuille du consommateur.Comment lui en vouloir ? Les plateformes seraient des clones de marques différentes, unifiées sous un format unique, le client paierait son abonnement mensuel, prélevé le 4 du mois jusqu'à résiliation, au lieu de n'acheter que ponctuellement selon son budget et ses envies. D'ailleurs, ce n'est qu'une hypothèse. On ne sait pas encore comment sera tarifé le cloud gaming. En se détachant de la pression des revendeurs qui par incidence encouragent et forcent les éditeurs à garder des prix identiques sur les jeux dématérialisés, le cloud gaming permettra-t-il l'accès à des jeux moins cher ?On n'en sait foutre rien. Chacun y va de son utopie, mais personne ne crache le morceau sur le nerf de la guerre, l'argent.

Dennis Dyack mériterait quelques claques pour ses exemples fumeux, comme celui de la grand-mère. En quoi le cloud gaming va-t-il simplifier cette démarche ? En quoi va-t-il abolir la classification des jeux ? C'est de la belle connerie, tout comme la prétendue concurrentialité des constructeurs sur les terminaux utilisateur. Si le format, le débit et les plateformes de services sont unifiés, en quoi la Sony-Box sera-t-elle plus attractive que la Microsoft-Box, puisque la limite du débit et des performances matérielles seront régies par l'nstallation ADSL du client et le nuages du fournisseur de jeux en streaming ?Si la machine n'est plus le nouveau plafond, elle devient interchangeable et standard, surtout si le fournisseur de services impose son matériel propriétaire et que l'alternative repose sur le PC ou le Mac comme terminaux.

Quelque chose cloche dans le raisonnement de Dennis Dyack. Cette situation win-win qu'il affirme est finalement unilatérale, au bénéfice des éditeurs et des fournisseurs de service. Il devra m'expliquer en quoi le rendement excédentaire d'une console serait moindre sur une plateforme qui propose un cataloguie conjugé de toutes les plateformes existantes. Le problème de la tarification revient encore sur le tapis, parce qu'il est difficile d'y voir un quelconque avantage pour le client s'il paye pour une offre qui le dépasse.L'engouement de Dennis Dyack est compréhensible, on a seulement l'impression qu'il n'a pas vraiment compris les réels enjeux que représentaient le cloud gaming pour le consommateur.- Via -

 

Ils ont aimé
COMMENTAIRES
Connectez-vous en cliquant ici pour laisser un commentaire en utilisant votre pseudo. Si vous ne vous loguez pas, votre commentaire n'apparaîtra qu'en ANONYME.
    Les sorties jeux vidéo
    • Prototype 2 3
    • Trials Evolution 4
    • Max Payne 3 4
    • Max Payne 3 4
    • Starhawk 2
    • Mortal Kombat 3
    > Toutes les sorties jeux vidéo
    La vidéo du jour
    • Max Payne 3 - trailer de Lancement
    > Toutes les vidéos jeux vidéo