Bioshock Infinite : Premières impressions

20/02/2013 - 15h00
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Bioshock Infinite

Après cinq ans de développement Bioshock Infinite, le nouveau jeu du studio Irrational Games, est enfin prêt à débarquer. Premiere est allé à Boston tester ce probable hit qui sortira le 26 mars prochain.

Bioshock, c'est avant tout un univers. Un background : Clin d'œil au premier épisode, Bioshock Infinite débute en 1912 alors qu’une frêle embarcation se dirige vers un phare perdu au milieu de l'océan. A bord de l'esquif, deux inconnus et un troisième homme, Booker DeWitt ancien membre de la cavalerie et de l'agence Pinkerton, des casseurs de grève de triste réputation. Si DeWitt se retrouve dans cette situation incongrue, c'est qu'il a contracté de lourdes dettes auprès des mauvaises personnes. Ces mêmes personnes lui ont donc fait une offre qu'il ne pouvait pas refuser. Il doit se rendre dans la cité de Columbia, retrouver une jeune femme du nom d'Elizabeth pour espérer effacer cette dette. Une mission évidemment bien plus complexe qu'il n'y paraît car la dite Columbia est une ville perdue dans les  cieux ayant très peu de contact avec le "monde du dessous". Le village dans les nuages en quelque sorte, mais dans une version furieusement design, arty et résolument adulte. Visite guidée.

 Au commencement était Columbia

Columbia c'est avant tout une ville à l'architecture unique. Cette fois encore les lascars d'Irrational ont créé un univers bluffant, pourtant les précédents Bioshock avaient placé la barre très haut. On songe évidemment à Jules Verne alors qu'on déambule dans les rues de Columbia, son architecture évoque les édifices historiques typique du pays de l'oncle Sam, tout en y ajoutant un bon soupçon d'esthétique Steampunk ou cuivre se mêle avec technologie rétro et improbable. Le travail réalisé pour donner vie à cette cité dans les nuages est considérable. Moins d'ailleurs d'un pur point de vue graphique que dans l'agencement de l'ensemble. Il y a beaucoup à voir et à découvrir dans cette ville où les habitants vivent leur foi religieuse de façon intense - une autre caractéristiques de la cité. C'est dans ce contexte que Booker se retrouve à la fois baptisé et lancé au milieu d'une joyeuse fête foraine, qui introduira le joueur aux différents axes de jeu constituant l'ossature du gameplay. Ce FPS est très clairement plus proche de Dishonored que de Call of Duty.

Subtiles variations du gameplay

Néanmoins le bon et souriant peuple de Columbia se révèle assez vite intolérant vis-à-vis de tout ce qui n’est pas blanc et bigot. C'est donc avec zèle et célérité qu'il se lancera à la poursuite de Booker, lorsque ce dernier sera désigné comme l'antéchrist par Comstock le prophète illuminé dirigeant la ville. Évidemment, c'est à ce même moment que notre héros mettra la main sur sa première arme… Les choses sérieuses pourront alors commencer. Mais avec une ville entière à ses trousses autant dire que Booker va avoir du pain sur la planche avant de pouvoir honorer sa dette.

Premier constat, les combats sont rapides et fluides, les armes disposent d'une véritable pêche. Mais leur usage ne suffira pas pour progresser avec aisance face à l'opiniâtreté des adversaires. C'est ici qu'entre en jeu les toniques, qui comme les plasmides de Bioshock premier du nom, mettent à disposition du joueur toute une panoplie de pouvoirs aux effets dévastateurs. On retrouve donc de grands classiques comme le jet de matière incandescente, la possession et des petits nouveaux comme l'appel d'une nuée de corbeaux revanchards chargés de distraire et d'affaiblir vos ennemis. Même si l'on reste en terrain connu, force est de constater que le gameplay offre de nombreuses et subtiles variations qui rythment l'aventure avec bonheur. Et une fois encore, difficile de ne pas penser à Dishonored qui lui-même, lors de sa sortie, faisait penser à Bioshock 2...

 Bioshock : l'histoire d'une relation

 Mais les véritables ambitions de Bioshock Infinite se cristallisent finalement autour d'un seul personnage : Elizabeth. Après sa première rencontre avec Booker, il devient évident que l'aventure ne fait que commencer et que l'ensemble de la narration du jeu va se concentrer sur le développement de leur relation. Curieuse de tout, car enfermée entre quatre murs depuis son plus jeune âge, Elizabeth réagit constamment  au monde qui l'entoure, que ce soit simplement en observant et commentant son environnement ou même lors des affrontements lorsqu'elle assistera Booker en dénichant munitions, argent ou, carrément, en ouvrant des portails dimensionnels donnant des avantages à notre héros. Son personnage a bénéficié d'énormément de soin tant au niveau de son script que de celui des animations. Le résultat est là, l'empathie est immédiate ! Cette relation sera très certainement en termes de narration le moteur de Bioshock. Car une fois encore, il s'agit pour les développeurs de conter une histoire et de faire naître une émotion réelle chez le joueur. L'ensemble du jeu semble servir ce propos. Bien plus qu'un FPS bas du front, Bioshock Inifinite est une plongée dans un univers à part, une aventure dans laquelle les personnages seront attachants comme peuvent l'être les acteurs d'un film. Certes, ce Bioshock-là reste un jeu. Mais cela sera aussi assurément un périple dépaysant et enthousiasmant.

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Prochainement au cinéma
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