Activision vs Infinity Ward, un demi-milliard de douleurs

29/04/2010 - 16h54
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Activision vs Infinity Ward, un demi-milliard de douleurs

 

 

 

Le malaise d'Infinity Ward, le départ des meneurs, la défection des employés vers le studio Respawn, les déclarations superflues, n'étaient que des signes avant-coureurs de la guerre ouverte qui s'annonçait. Jason West et Vince Zampella, les deux premiers à partir d'Infinity Ward, sont actuellement pris dans un embouteillage de plaintes et contre-plaintes contre Activision.Les uns demandent 36 millions de dollars de royalties, en invoquant des conditions de travail désastreuses et une machination pour les éjecter, l'autre affirme qu'ils ont rompu leur contrat en tentant de partir avec des documents internes, faisaient preuve d'une attitude nocive au groupe. Ce vietnam légal, bien que particulièrement violent, n'est rien face à la nouvelle plainte déposée contre Activision.

Une quarantaine d'employés d'Infinity Ward, passé et présent se sont réunis pour attaquer l'éditeur. Les 38 développeurs se rangent derrière l'argument de la rupture de contrat, des royalties impayées, de bonus fantômes et non-redistribution des bénéfices. En somme, les employés réclament leur brouette de billets dans la montagne de fric que s'est fait Activision sur Modern Warfare.La plainte explique qu'Activision a gardé les primes et autres avantages dans ses tiroirs pour empêcher les employés de démissionner, allant jusqu'à utiliser la métaphore de la prise d'otage pour décrire la pression opérée sur les salariés. Le but de ce chantage était de forcer Infinity Ward à terminer Modern Warfare 3 pour capitaliser sur la licence.Malheureusement, alors que West et Zampella pouvaient passer pour deux opportunistes vexés de s'être fait prendre la main sur la photocopieuse, l'apparition de cette autre plainte renforce les doutes sur la politique RH d'Activision. Et les allusions foireuses de Dan Amrich, le Community Manager d'Acti, ne seront plus suffisantes pour maintenir l'écran de fumée.

Il y a quelque chose de pourri au royaume d'Activision. Il se peut même que la récente démission de Mike Griffith, PDG d'Acti Edition, ne soit pas étrangère à ces évènements. Griffith restera vice-président du conseil d'adminsitration pendant encore au moins un an, mais cette décision sans explications se produit à une période étrangement opportune. ans compter que Bungie, le studio derrière Halo, vient de signer pour 10 ans avec l'éditeur. Bien qu'initiée depuis 9 mois, on peut y voir une manoeuvre de remplacement à moyen terme pour renouveler le catalogue de propriétés intellectuelles.A titre de dommages et intérêts, de bonus impayés, de royalties sur outils propriétaires, et du semi-remorque de petites coupures qu'Activision doit à ses employés, les 38 rageux d'Infinity Ward réclament jusqu'à un demi-milliard de dollars. Evidemment, l'éditeur a déclaré que cette plainte était sans mérite.C'était le même refrain quand No Doubt s'était rebiffé pour rupture de contrat sur Band Hero. L'éditeur avait sorti l'argument du "sans mérite". Puis celle du premier amendement. Pour se faire broyer aussitôt par la Cour Supérieure de Los Angeles.Voilà, cher Robert Kotick, ce qu'on récolte quand on veut injecter dans son entreprise "le scepticisme, le pessimisme et la peur".- Via -

 

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