Le 18+ serait-il une vraie tendance pour les sorties jeux vidéo de ce printemps 2012. Du moins en ce qui concerne les plates-formes traditionnelles de jeu comme la Xbox 360 et la PS3. Avec The Witcher 2 d’un côté, Twisted Metal ou Silent Hill Downpour de l’autre, les éditeurs exploitent le filon des joueurs matures, ceux-là mêmes susceptibles de disposer des fonds suffisants pour se laisser tenter par des titres qui ne sont pas aussi accessibles que ceux des smartphones et autres tablettes. C’est dans ce contexte qu’Activision dégaine son très attendu Prototype 2, suite d’un premier opus explosif et magistral dans lequel Alex Mercer, mutant malgré lui, mettait à feu et à sang New York Zero. Alors que l’aventure imaginée par le studio canadien de Radical Entertainment débute à peine, Alex Mercer est encore présent et avec lui, le nouveau héros de cette histoire, James Heller.
De vraies belles sensations fortes
Prototype 2 s’inscrit donc dans la droite lignée du précédent épisode. On y parlera de virus, de complot, de cobayes humains, de vengeances mais aussi et peut-être surtout de super pouvoirs. Dès le début de sa quête James Heller se voit doté de super pouvoirs aux effets aussi spectaculaires que dévastateurs. Il faut le reconnaître les sensations sont bien là, encore meilleures que dans le premier Prototype. Dans ce jeu d’action à la troisième personne, on court sur les façades des buildings pour surgir sur les toits, courir à 100 à l’heure et se jeter dans le vide avec une réelle sensation de vertige, pour finalement se laisser planer vers un groupe de soldats qu’on pourra, à l’aide de griffes mutantes, trancher en fines lamelles façon sashimis sanguinolents. C’est le bon trip que propose le titre des lascars de Radical. James Heller se déplace en toute liberté dans cette cité sous le joug militaire, en proie à de monstrueuses créatures mutantes. L’intrigue l’emmènera au quatre coins de la ville offrant ici ou là l’opportunité de mettre en œuvre un jeu plus subtile, plus tactique.
Un bon jeu sur le thème de la contamination virale
Car comme son prédécesseur, Heller peut prendre l’apparence de n’importe quel individu. Pratique pour rentrer dans ces complexes militaires hyper protégés. Il faudra alors trouver ses futures victimes, attendre que personne ne vous regarde et les absorber pour en savoir plus sur cette histoire de contamination à grande échelle. Prototype 2 met d’ailleurs assez bien en scène cette ville en proie à un virus mortel. Camps de réfugiés, d’internements, zones militaires, contaminés qui déambulent dans les rues… On pense à des films comme Contagion, L’Armée des Douze Singes, Alerte, 28 jours plus tard ou encore Infectés. Le thème du virus et de ses conséquences est ici plutôt habilement traité pour livrer au final un œuvre certes speed et ponctuées de poussées d’adrénaline mais qui sait aussi faire réfléchir sur le thème du « que ferions-nous dans ce genre de situation ? ».
Addiction aux super pouvoirs
Le désir de vérité de James Heller devient rapidement lui aussi contagieux. Au fur et à mesure que l’intrigue se dévoile, on prend parallèlement goût à cette surpuissance absolue qui vous permet d’attraper des véhicules pour le projeter sur des hélicoptères. Le côté absolument grisant des mutants déjà évoqués dans des séries comme celles des X-Men ou bien encore de la série britannique Misfits. De grands pouvoirs imposent de grandes responsabilités ? Peut-être. Une chose est néanmoins sûre, de grands pouvoirs autorisent de grandes fantaisies et Prototype 2 vous invite à en faire l’expérience. Attention : showtime !
TSR
Le jeu est testé sur Xbox 360 mais existe dans une version équivalente sur PS3.
(Testé sur xbox360)