Qui n’a pas croisé la route d’un jeune joueur qui « n’y arrive pas », s’énerve et subrepticement se transforme en un monstre rougeaud, rugissant, grognant et gesticulant ? La jouabilité et l’accessibilité sont deux critères fondamentaux lorsqu’on a l’ambition de s’adresser à un jeune public dont l’enthousiasme est inversement proportionnel à la patience. Kinect Star Wars c’est a priori le jeu de rêve, celui qui va vous permettre de manipuler devant l’écran votre sabre laser à grand renforts de « vroomb, vroomb » et qui devrait vous assurer quelques instants de surpuissance en usant de la Force grâce à quelques savants mouvements. C’est en théorie ce que propose le jeu de Lucas Arts une fois encore estampillé Star Wars. Du rêve. Un rêve qui se transforme parfois en cauchemar… Explications…
Un jeu Star Wars bavard
Jeune Padawan, votre aventure commence. Plongé dans l’univers de la Guerre des Etoiles, un ou deux joueurs pourront ici croiser toutes les stars de la saga : Yoda, C3PO, R2D2, etc. S’essayer à un titre Star Wars c’est avant tout et peut-être surtout une plongée dans un univers qui, depuis le temps qu’il existe, possède une véritable profondeur. Un vrai monde alternatif d’une incroyable richesse qui ici donne lieu à de nombreuses cinématiques, presque trop nombreuses. Celles-ci, très bavardes, mettront déjà l’épreuve la patience des apprentis Jedi. Heureusement, il est possible d’en zapper la plupart… Car une fois encore, et même si l’univers du père George Lucas possède incontestablement de nombreux atouts, on vient ici pour manier du sabre laser, blaster du soldat de l’Empire et piloter du Podracer. Dommage car le rythme global du jeu pâtit de cette structure.
La force du grand « portnawak »
Hélas, il faut reconnaître que la capture de mouvements par Kinect reste dans ce titre incertaine et cela quelque soit le mini jeu en cours. Qu’il s’agisse de combats au sabre, de la course, de la danse (façon Dance Central pour les Nuls), des phases de destruction massive sous la forme du gigantesque Rancor (les plus amusantes sans doute) ou celles de plates-formes très classiques, on a clairement déjà expérimenté mieux sur l’accessoire Xbox. On s’agace très vite alors que les temps de latence sont extrêmement longs et la reconnaissance vraiment hasardeuse. Heureusement pour le joueur, le niveau de difficulté est proche du néant (et le challenge avec donc) et même en faisant n’importe quoi et en gesticulant dans tous les sens, il est possible de progresser. Autant dire que la satisfaction d’accomplir quelque chose est nulle et qu’on se fatigue vite à force de gesticuler et de râler.
S’il s’agit de satisfaire les plus jeunes adeptes de Kinect rappelons que sortait récemment le Kinect Héros bien plus réussi. Seuls les indécrottables de la Guerre des Etoiles s’attacheront à s’essayer à ces mini jeux Star Wars qui ne resteront clairement pas dans les annales de l’Empire… du jeu vidéo.
TSR