C’est évidemment le titre incontournable de cette fin d’année : Call of Duty Black Ops 2 devrait une fois encore pulvériser les records de ventes dans un monde du jeu vidéo en pleine mutation. Une valeur sûre et stable en quelque sorte et en même temps un drôle de challenge pour l’éditeur américain Activision qui doit, chaque année, rythme qu’il s’est imposer, parvenir à innover tout en conservant son leadership sur un segment du jeu populaire : le FPS (jeu de tir à la première personne). Car pour séduire il faut savoir se renouveler ce que parvient brillamment à faire le studio de développement Treyarch avec ce Black Ops 2.
Tout d’abord parce que l’histoire principale apporte son lot de surprises scénaristiques et que les joueurs pourront être amenés à faire des choix au cours de l’aventure. Des choix qui conditionneront l’accès à certaines missions alors que l’intrigue pourra ainsi connaître et c’est une nouveauté certaines variations menant à six fins différentes tout de même. Pour la première fois, Call of Duty lorgne du côté d’un Deus Ex ou d’un Dishonored pour le plus grand plaisir des joueurs qui pourront s’accaparer un peu plus une aventure toujours aussi spectaculaire. Car l’aspect hollywoodien du blockbuster demeure malgré l’ajout de ces quelques subtilités.
La plus grande nouveauté de cet épisode reste sans doute son background futuriste. Qu’il s’agisse de la campagne qui se partage entre nos bonnes vieilles années 80 et 2020 ou le multi, ces variations d’époques apportent évidemment leur lot de nouveautés (armes futuristes en tête ou combinaison de camouflage par exemple). Des nouveautés d’équipements qui ne révolutionnent toutefois pas le jeu en multijoueur, l’essence même des FPS où grâce à un nouveau et ingénieux système de point, le joueur peut créer dans le détail sa classe de combat. D’autant qu’il est désormais possible selon les modes de jeu de remporter des points en accomplissant diverses actions, plutôt pratique quand on ne sait pas viser… Une fois encore, COD s’impose par son accessibilité et son plaisir de jeu immédiat.
Ajoutez à cela un mode zombies dans lequel il s’agira de survivre à des hordes de macchabées affamés et vous obtiendrez un titre qui fait parfaitement le job tout en proposant quelques très bonnes idées pour renouveler une série qui ne cesse à chaque épisode de surprise. Les fanas para-militaires adeptes de « je fais la guerre comme pour de vrai » regretteront sans doute l’absence cette année d’un Battlefield face à ce titre plus arcade. Le temps pour COD de râfler une fois encore la mise et de se hisser, on peut le parier, dans le top 3 des ventes de jeux vidéo 2012.