On l’attendait comme un titre majeur de 2011 et Batman Arkham City se classera sans doute parmi les 10 meilleurs jeux vidéo de l’année. Le nouveau titre d’action de Rocksteady tient clairement ses promesses même si certains atouts du jeu suivent une tendance très « business » très actuelle.
Bruce Wayne commence cette épique et sinistre aventure capturé, enfermé à l’intérieur d’une Arkham City, quartier de Gotham devenu no man’s land prison, qu’il ne connaît que trop bien. L’aventure commence avec d’entrée plusieurs personnages clés de l’univers DC. Le Joker évidemment mais aussi Catwoman, Double-Face, Le Pingouin, Harley Quinn, L’homme Mystère ou bien encore Mr. Freeze. Les grandes figures de l’univers DC répondent donc présents dans cet épisode qui comme toute bonne suite se doit d’en donner plus. Plus de personnages, une narration bien mieux maîtrisée, plus dense, mais aussi une aire de jeu bien plus grande où l’on savoure une plus grande liberté. Batman s’agrippe de toit en toit pour ensuite planer entre les bâtiments et tomber comme une masse sur ses nombreux ennemis en contrebas. Gotham est magnifique, gigantesque, ténébreuse et le périple vite passionnant. Les adeptes d’un InFamous retrouveront ce sentiment de liberté et de puissance mêlé. Un pur fantasme jubilatoire sous le costume de Batman.
Arkham City, une Dark Liberty City
A l’instar d’un GTA, il y a évidemment dans cette Arkham City mille et une petite choses à faire : des épreuves de training, des énigmes de l’Homme Mystère à résoudre, des missions secondaires à accomplir ou non, des caméras de surveillance à détruire, etc. Autant de petites tâches qui se greffent à la mission principale et qui enrichissent considérablement l’expérience de jeu tout en allongeant de façon considérable sa durée de vie. Après plusieurs heures de jeu, ne soyez pas étonné de n’être qu’à 5% de l’aventure ! Oui, il y a clairement de quoi faire avec ce jeu et les développeurs ont même pensé à intégrer d’emblée certains bonus accessibles uniquement avec le personnage de Catwoman. Catwoman jouable via un code de téléchargement fourni avec le jeu. Comprenez que si vous achetez le soft en occasion comme pour les modes multijoueur de nombreux FPS désormais, il vous faudra acheter ce code pour bénéficier de ces missions supplémentaires (comptez 9,99 euros le code sur le PSN). Un classique désormais dans le business du jeu vidéo et on se doute d’ores et déjà que d’autres DLC eux aussi payants devraient rapidement voir le jour afin de mieux développer encore l’univers du personnage de DC Comics… et la rentabilité du titre.
Batman fidèle à lui-même
Une Arkham City sombre, mature, designée avec un réel talent. La direction artistique est irréprochable dans ce titre qui vous plonge dans une Gotham glauque, obscure et violente. Ajoutez à cela des dialogues cyniques et amusants qui profitent d’un très bon doublage français (bravo aux comédiens) et vous obtiendrez plus qu’un jeu, un univers dans lequel on se plonge avec délectation. Mais au-delà de cette aventure brillamment scénarisée et mise en scène, Batman Arkham City se sont aussi des modes de jeu supplémentaires pour prolonger le plaisir. Des épreuves à accomplir afin de débloquer des bonus et autres joyeusetés qui vous permettront de mieux savourer le travail magistral accompli par les lascars de Rocksteady.
Si vous vous interrogiez : le talent dans le jeu vidéo, cela ressemble de très près à ce Batman Arkham City.
TSR
Le jeu est testé sur PlayStation 3 mais existe dans une version identique sur Xbox 360
(Testé sur ps3)